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Le 3 août 1843 arrivaient au Séminaire de la rue du Bac un coffre hermétique contenant les restes de Pierre Borie, décapité au Vietnam le 24 novembre 1838, ainsi que d'autres souvenirs du martyr dont son immense cangue.

Au fur et à mesure que s'étend, au cours de XIX° siècle, la renommée des Martyrs largement médiatisée par les Annales de la Propagation de la Foi, les aspirants aux Missions Etrangères se font de plus en plus nombreux, et de plus en plus jeunes.

À partir des années 1840, la tension et l'enthousiasme provoqués par la multiplication des Martyrs vont imprégner le Séminaire de la rue du Bac d'une atmosphère spécifique.

Aux XVII° et XVIII° siècles, le recrutement des Missions Etrangères, assez élitiste, était faible et concernait surtout la noblesse et la bourgeoisie. Au XIX° siècle, après l'hémorragie révolutionnaire, il se démocratise.

Aussitôt passé le point d'orgue de la préparation missionnaire que constitue la cérémonie des adieux, les partants gagnent rapidement leur port d'embarquement, Bordeaux, Marseille ou Le Havre.

La photographie fait son apparition aux Missions Etrangères en1850. À partir de cette date, les partants sont systématiquement photographiés avant de quitter le séminaire, soit en portrait individuels soit par groupe de départs, les "bateaux".

Le premier noyau chrétien du Vietnam se forme à Tourane, autour d'un groupe de réfugiés japonais fuyant la persécution de leur pays. Les jésuites de Macao entreprennent l'évangélisation de la Cochinchine puis du Tonkin.

Les premières tentatives d'évangélisation de la Chine sont très anciennes. Au VII° siècle un moine nestorien venu de Syrie, Aloben, arrive à Chang-An (Shanxi), capitale de l'empire.

Durant tout le XVIII° et le début du XIX° siècle, les missionnaires étrangers sont très peu nombreux en Chine. Le christianisme se développe grâce aux catéchistes et aux prêtres chinois formés au collège général d'Ayutthaya fondé en 1665 au Siam par Mgr Lambert de la Motte, ou au collège de la Sainte Famille de Naples.

Une femme, la catéchiste Agnès Cao, a accompagné Auguste Chapdelaine dans le martyre. Elle est morte le 1er mars 1856, dans une cage suspendue auprès de celle du missionnaire.